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Véronique TERRIEUX, née en 1966 à St-Céré, vit et travaille à Paris Inscrite à la Maison des Artistes, sociétaire de la Fondation Taylor
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« PAYSAGES ENIGMATIQUES » , par J.P. Bonnardot Dans la transparence des glacis, qu’elle travaille comme les anciens maîtres, Véronique Terrieux nous offre des ciels immenses, de fantasques cordillères de nuages et d' imaginaires et vertigineux vents de sable; mais aussi, se jouant subtilement des ombres et de la lumière, de mystérieuses et amniotiques eaux profondes, qu’elle transillumine. Ses grands espaces de désert ou d'eau seraient ceux des Premiers Temps si ne surgissait un phare ou plongeait une ancre, symboles qui nous rattachent à une humanité dont l’artiste ne veut s’écarter. Véronique Terrieux explique vouloir fixer des « instants de nature qui paraissent éternels ». Cette quête de l’intemporel la conduit à d’incessants allers et retours entre des « paysages intérieurs » (titre d’un de ses poèmes) et les horizons qu’elle dévoile. « J’ai tissé la toile patiemment, La lumière s’est laissée piéger Dans la grande toile tissée. », écrit-elle. Véronique Terrieux nous retient dans ses toiles qu’elle peint pour nous : une invitation à rêver, contempler, nous recueillir peut-être. « Entre dans ce silence, ferme les yeux Et regarde enfin. » L’œuvre de Véronique Terrieux, d’une grande richesse sémiotique, se conjugue au présent comme le veut l’artiste. René Passeron dit de l’œuvre, dans La naissance d’Icare : « qu’elle est dans notre vie » et que « sa présence est l’assurance de la nôtre ». Comment ne pas vouloir dès lors, en rester captif ? |
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